Le destin : la chance et la malchance
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Certaines personnes semblent avoir toutes les chances du monde, tandis que d'autres ne paraissent attirer sur elles que les épreuves, à tel point qu'on en vient parfois à s'interroger sur les raisons de cette injustice, plus encore quand on fait le constat que ce sont souvent des gens biens qui ploient sous le fardeau, tandis que des pourritures de la pire espèce profitent de tout et de tous, menant une vie princière, loin du manque, loin des difficultés...
Bien.
Il nous faut considérer ici plusieurs aspects du problème pour le comprendre. On ne peut pas concevoir les choses en les réduisant à une extrême simplicité qui aurait pour conséquence de ravaler les causes au point de rendre toujours incompréhensible cette injustice apparente. Tâchons donc d'aller ici au plus simple, mais sans rien oublier des éléments les plus importants du problème.
I - Les épreuves qui servent nos progrès
On ne peut pas raisonnablement penser que toutes les épreuves sont nécessairement un mal, rien qu'un mal, quand on considère le fait que sans épreuve nul ne progresse. L'exemple que j'aime le plus prendre est celui de l'haltérophile qui doit soulever du poids (fournir un effort, c'est pas facile, c'est souvent douloureux) pour atteindre à son but : se modeler un corps de rêve (à ses yeux).
Il me souvient de cette histoire lue, ce me semble, dans LE LIVRE TIBETAIN DE LA VIE ET DE LA MORT de Sogyal Rinpoché : Il y était question d'une personne se réfugiant dans une grotte pour y méditer longuement afin de développer cette qualité qu'on nomme la patience. On avait troublé la retraite de cet homme qui s'était alors emporté, très en colère ! La morale de cette histoire, qui ne manquait ni d'humour ni de sagesse, était que si vous voulez vous exercer à la patience, ce n'est certainement pas dans une grotte, loin de tout, qu'il faut aller, mais au contact des autres, puisque vous avez peu de chance de mettre votre patience à l'épreuve dans une grotte tandis que la vie en communauté vous en donne tous les jours l'occasion.
Vous ne sauriez pas ce qu'est la lumière, en tant que telle, si vous n'aviez jamais fait directement ou indirectement l'expérience de l'obscurité. Vous ne sauriez pas ce qu'est la richesse, en tant que telle, si vous n'aviez jamais fait directement ou indirectement l'expérience de la pauvreté. Vous ne sauriez pas ce qu'est le chaud, en tant que tel, si vous n'aviez jamais fait directement ou indirectement l'expérience du froid. Vous ne sauriez pas ce qu'est la vie, en tant que telle, si vous n'aviez jamais fait directement ou indirectement l'expérience de la mort. Vous ne sauriez pas ce qu'est la santé, en tant que telle, si vous n'aviez jamais fait directement ou indirectement l'expérience de la maladie. Vous ne sauriez pas ce qu'est la conscience, la veille et le jour, en tant que tels, si vous n'aviez jamais fait directement ou indirectement l'expérience de l'inconscience, du sommeil et de la nuit. Vous ne sauriez pas ce qu'est le haut et l'intérieur, en tant que tels, si vous n'aviez jamais fait directement ou indirectement l'expérience du bas et de l'extérieur. Vous ne sauriez pas ce qu'est le bien, l'amour et l'homme, en tant que tels, si vous n'aviez pas fait directement ou indirectement l'expérience du mal, de la haine et de la femme. Et on peut aller loin comme ça, allonger cette liste à l'infini !
Bref, les difficultés que nous rencontrons en chemin sont nécessaires pour nous faire progresser, car face à ces difficultés nous devons déployer des efforts pour nous en sortir, atteindre aux buts que nous nous fixons, passer outre ces épreuves, les surmonter ; et le mal que nous subissons nous permet, par contraste, de reconnaître le bien en tant que tel : celui qui a connu quelques moments heureux dans sa vie (le bien) et qui s'en prend ensuite plein la gueule, écrasé par les événements, par le malheur, la malchance (le mal), saisit aisément la différence entre les deux, la différence
- entre la vie facile, heureuse
- et la vie infernale.
Sachant la différence entre les deux, il peut diriger ses efforts en vue de connaître le meilleur (la vie facile, heureuse) et d'éviter le pire (la vie infernale).
De ce point de vue-là, vous ne pouvez pas dire que les difficultés et le malheur ne sont qu'un mal, qu'ils ne servent à rien, qu'ils sont injustes, etc., car vous comprenez toute leur utilité. Les difficultés que nous rencontrons et le mal que nous subissons sont des outils au service de notre apprentissage et de notre évolution, de nos progrès. Je ne dis pas, par là, que les difficultés et le mal sont agréables et qu'ils doivent être accueillis avec joie, je dis juste qu'ils sont utiles dans les domaines où ils sont nécessaires pour vous faire progresser et qu'à ce titre la question de leur légitimité, au regard de la justice divine ou des lois de la nature, ne se pose pas.
II - L'esprit et la matière
Le premier couple d'opposés apparaissant dans la nature est l'ESPRIT et la MATIÈRE. Et chez l'homme, c'est l'ESPRIT et le CORPS, ce qui en fait revient à dire la même chose. Il y a en réalité une étroite correspondance entre les deux :
Aussi bien chez l'homme que dans la nature, il est question d'esprit et de matière/corps. Le premier et le dernier conflit que doivent régler aussi bien l'homme que la nature est celui qui oppose le corps et l'esprit, ou, si vous préférez cette autre formulation, l'esprit et la matière.
Nous ne pouvons pas ici nous étendre longuement sur le sujet, mais nous pouvons exprimer la chose assez facilement comme suit :
Nous sommes tous des esprits enfermés dans un corps. Nous avons chuté dans la matière car cette chute dans la matière met en relation l'ESPRIT et le CORPS/MATIÈRE, et c'est de cette relation ou "friction" que naît la conscience telle qu'elle apparaît chez nous : telle conscience qui nous permet de dire "je" ou "moi" et qui nous permet d'envisager une construction délibérée de ce "je", de ce "moi". Je veux dire par là que même si les animaux ont à cœur de faire les choses d'une certaine manière pour obtenir ce qu'ils veulent pour eux-mêmes ou pour les autres, jamais ils n'envisagent la question du développement personnel. Vous ne les verrez jamais se dire "je suis trop comme ci" ou "je ne suis pas assez comme ça", et donc "je dois fournir un effort pour être moins comme ci ou davantage comme ça". C'est de la relation de l'esprit et du corps (la relation de l'esprit et de la matière) qu'émerge la conscience, telle que nous la concevons, telle que nous l'exprimons, telle que nous la manifestons, et c'est aussi par le truchement de cette relation que cette conscience ensuite se déploie, comme une graine qui, plantée dans un terreau fertile, se met à croître en vue de devenir, à terme, une magnifique plante.
C'est ce plongeon dans la matière qui fait que nous expérimentons les couples d'opposés : le haut et le bas, l'intérieur et l'extérieur, le chaud et le froid, le bien et le mal, la justice et l'injustice, la paix et la guerre, la santé et la maladie, etc. Un pur esprit, complètement détaché de la matière, n'affectant aucunement la matière et ne pouvant pas non plus être affecté par elle, ne connaîtrait jamais cela. C'est ce qui a fait dire à de très nombreuses personnes, depuis des lustres, que la vie sur terre était une sorte de champ de bataille. Car qu'est-ce qu'un champ de bataille sinon deux camps qui s'opposent (un couple d'opposés) ?
Dans ce champ de bataille qu'est la relation du corps et de l'esprit, au début, c'est le corps qui domine. C'est le monde matériel qui nous subjugue. Nous vivons pour le corps, pour les choses du monde matériel. Nous voyons les choses uniquement du point de vue matériel, et nous réglons nos problèmes en adoptant ce point de vue-là. Puis l'esprit se manifeste de plus en plus, jusqu'à atteindre au point d'équilibre : le combat est alors acharné car l'un (le corps - la nature inférieure de l'être) comme l'autre (l'esprit - la nature supérieure de l'être) veulent gouverner, mais il ne peut y avoir qu'un maître, et l'autre devra se soumettre. C'est ce combat qui nous fait dire (pour reprendre un terme biblique) que "nous faisons le mal que nous ne voulons pas, et que nous ne faisons pas le bien que nous voulons", à la façon dont un obèse voudrait, pour son bien, arrêter de manger autant mais est sans cesse incité à manger de trop par la force de son habitude, de son vice (la gourmandise), ne parvenant pas à se contrôler. Chez le commun, cette position médiane, au plus fort du conflit opposant le corps (l'inférieur) et l'esprit (le supérieur), se manifeste le plus souvent par un désir de renoncer aux choses de la terre (mode de vie matérialiste) au profit du ciel (mode de vie spiritualiste), mais l'attachement aux choses de la terre est encore tel que toute tentative visant à larguer les amarres s'apparente à un sacrifice personnel douloureux que d'aucuns comparent à une sorte de mort (le moi inférieur perd le combat) et de renaissance (le moi supérieur gagne la partie) - la douleur vient donc du moi inférieur qui s'attache encore à son mode de vie matérialiste et qui ne peut s'en détacher sans mourir.
Cette souffrance, liée au combat que se livrent dans l'individu sa nature supérieure et sa nature inférieure, peut être assimilée par le principal intéressé à un malheur ou à une malchance, car ce conflit intérieur est loin d'être sinécure, n'offrant de repos ni à sa nature inférieure ni à sa nature supérieure. Toute personne, tôt ou tard, doit passer par cela. C'est un passage obligé de l'évolution humaine. Et cet état - cette lutte intérieure - dure durant plusieurs incarnations. La lutte n'est pas très forte ni très douloureuse au début car c'est le corps qui maîtrise, qui est le plus fort. La lutte s'accentue jusqu'à atteindre à son plus haut niveau d'intensité et de souffrance à mi-parcours, car le corps et l'esprit ont une force égale, l'individu est donc vraiment tiraillé, pris entre deux feux. Cette lutte réduit en intensité et devient de moins en moins douloureuse à mesure que l'esprit gagne du terrain puis en vient à dominer tout à fait. Le bonheur, si l'on peut dire, ne se trouve qu'en début et en fin de chemin ; au centre c'est la lutte, la souffrance.
L'évolution de la Terre (pour ne parler que d'elle) et de l'homme se font toutes les deux en 7 étapes. 3 étapes de chute dans la matière, 1 étape médiane (entre le matériel et le spirituel), 3 étapes de remontée vers l'esprit. Notre planète en est à la 4ème étape de son développement (étape médiane), tout en bas de l'échelle, entre la chute dans la matière et l'élévation vers l'esprit. Une énergie conflictuelle circule donc en son sein, notre planète lutte pour élever sa conscience, à sa matière, encore enlisée dans une forte matérialité. Quant à l'humanité, elle a, en cette étape de développement planétaire, atteint le point médian durant l'ère atlante (la 4ème Race) ; nous avons dépassé cette étape, nous sommes la 5ème Race, et, à ce titre, le conflit qui a lieu en nous, opposant la matière et l'esprit, est déjà moins intense que ce qu'il a été chez les Atlantes à la même période.
Retenez donc ici que le malheur n'existerait pas si nous n'avions pas fait ce plongeon - nécessaire, incontournable - dans la matière. Le malheur trouve toute sa justification dans la relation qui se tisse entre l'esprit et la matière. L'esprit ne peut échapper à la lourdeur de la matière qui l'entraîne dans sa chute (3 premières étapes du développement humain), il ne peut échapper aux conflits que cette chute génère sur la terre (4ème étape du développement humain - étape médiane, entre le matériel et le spirituel) ; l'esprit ne parvient à s'émanciper de ces malheurs, de cette souffrance, qu'en remportant son combat contre le corps, contre la matière, car alors il s'élève au-dessus de ses enveloppes matérielles/substantielles qu'il domine de plus en plus.
III - Le karma, ou loi de cause à effet
L'évolution humaine n'obéit pas au hasard mais à la loi naturelle qu'on peut traduire en ces termes :
- il y a le point de départ (début de l'évolution) ;
- il y a le but à atteindre (fin de l'évolution) ;
- et entre les deux le chemin à parcourir pour aller de l'un vers l'autre.
Ce chemin obéit à la loi du karma, la loi de cause à effet (toute cause produit un effet ou des effets). Le karma est le trait d'union - lien de causalité - qui relie le début de l'évolution à sa fin.
Dans ce contexte, quel que soit votre parcours, quelle que soit votre vie actuelle, vous devez toujours tenir compte - en pensée (pour saisir le problème de l'évolution) - du chemin que vous avez parcouru depuis le début de l'évolution (point de départ) et du chemin qu'il vous reste à parcourir pour atteindre au but (fin de l'évolution). Dans la position qui est la vôtre aujourd'hui, au stade précis du développement que vous avez atteint, vous avez appris des tas de choses et il vous reste à en apprendre des tas, vous avez acquis de nombreuses qualités mais vous avez encore beaucoup de défauts, vous avez sans doute fait du bien autour de vous mais vous avez aussi fait du mal, dans cette vie ou au cours de vos incarnations passées, et tout cela entre en ligne de compte pour modeler votre incarnation actuelle et faire que vous allez rencontrer telle ou telle épreuve, apprendre ceci ou cela, vous focaliser dans la vie sur le matériel ou sur le spirituel ou sur les deux à la fois, être pour vous-même et/ou pour autrui un cadeau ou un poison, etc. Votre parcours amoureux, professionnel, amical, familial, financier, etc. est déterminé par tout cela.
Les forces intelligentes de la nature qui gouvernent l'évolution humaine, au point de vue karmique ou de la destinée, sont de deux sortes :
- [Saturne] les forces intelligences de Saturne gouvernent les liens de causalité basiques : telle cause engendre tel effet (si je lâche ce verre, il se brisera en touchant le sol ; si j'agresse telle personne, il s'ensuivra pour moi la condamnation au tribunal puis la prison ; etc.) ;
- [Jupiter] les forces intelligentes de Jupiter tiennent compte des intentions dans la distribution karmique (bonheur ou malheur, chance ou malchance, etc.) adoucissant l'impact du retour de bâton ou le contraire, rendant amère une réussite ou l'inverse, en fonction de considérations morales.
Chez Saturne, c'est la QUANTITE qui prime ; chez Jupiter, c'est la QUALITE. La rémission des péchés dont parle tant le christianisme est donc une affaire purement jupitérienne. Si Saturne dit "Tu as commis telle faute, tu en seras punis", Jupiter peut ajouter : "Mais tu étais mû par telle bonne intention, ou tu as regretté amèrement ta faute, donc j'adoucirai cette punition ou je la contrebalancerai par des événements positifs qui te feront vite oublier cette punition." Car au regard de la morale (volonté divine) la rétribution karmique ne peut pas uniquement prendre en compte les actions bonnes et mauvaises (Saturne), elle doit aussi prendre en compte les intentions bonnes et mauvaises (Jupiter).
On comprend ici, au regard de tout ce qui vient d'être dit du karma ou de la destinée humaine, quelle est la place de la chance et de la malchance dans l'ordonnance des choses.
IV - Le cas Bill Gates (et tant d'autres)
On doit cependant tenir compte d'un autre fait. Prenons Bill Gates en exemple. Si nous nous faisons une certaine idée - bonne ou mauvaise - du personnage, lui-même se fait sa propre idée de son individu et de sa vie. Vous vous dites peut-être : "Comment le destin a-t-il pu donner tant à un tel individu qui, à bien des égards, est une véritable ordure ? Le destin a-t-il cherché à le récompenser pour du bien qu'il a pu faire au cours de ses vies antérieures ? ou sa réussite s'explique-t-elle autrement ?"
Là encore le problème est complexe et doit être observé dans toute sa complexité pour que la réponse nous parvienne dans toute son entièreté.
A) Bill Gates et sa fortune personnelle
Que Bill Gates fasse l'expérience de la richesse ou de la pauvreté, cela n'est en définitive qu'un outil entre les mains des forces du destin (karma) pour le modeler intérieurement. Aujourd'hui (présente incarnation) il est multimilliardaire, comme demain (prochaine incarnation) il pourrait être pauvre, voire très pauvre et ne jamais parvenir à s'enrichir. Nous avons tous fait l'expérience, par le passé (vies antérieures), de ce genre de situation : tantôt le confort matériel et le pouvoir, tantôt les difficultés matérielles et le pouvoir qui nous est imposé. Il ne faut donc pas nécessairement voir la richesse ou la pauvreté comme une preuve du bien que nous avons fait dans nos vies passées et qui se traduit par une récompense (richesse) dans notre présente incarnation, ou comme une preuve du mal que nous avons fait par le passé et qui se traduit par une punition (pauvreté). Mieux vaut penser le problème en terme de "vibrations" : création d'un certain état intérieur et extérieur, chez le sujet, par le truchement de cette richesse ou de cette pauvreté, en fonction des besoins de son évolution (le chemin qu'il a parcouru et le chemin qu'il doit parcourir, ce qu'il a appris et ce qu'il lui reste à apprendre).
B) Besoin des forces créatrices et destructrices de la nature
Le cas de Bill Gates est intéressant car il présente ces deux aspects des forces de la nature :
- un aspect créatif : le bien que Bill Gates aura contribué à bâtir au sein de notre société, notamment dans le domaine informatique (il était nécessaire que la société évoluât dans une certaine direction, pour le bien de tous, sur le plan technologique) ;
- un aspect négatif : le mal que Bill Gates aura contribué à semer au sein de la société, notamment dans le domaine de la violation des libertés individuelles (liberté de conscience et d'expression, liberté de soin, droit à la vie privée, etc.), sans parler de l'empoisonnement des masses par le truchement de ses "vaccins".
Il peut ainsi, au regard du karma, être remercié (récompense) pour le bien qu'il a fait, et être puni (retour de bâton) pour le mal qu'il a perpétré.
Dans le premier cas (aspect créatif), Bill Gates a œuvré comme un agent des forces positives de l'évolution sociétale humaine. Ces forces positives avaient besoin de créer une certaine société faisant la part belle à l'outil informatique, numérique, et Bill Gates est apparu comme un des nombreux agents de cette création.
Dans le second cas (aspect destructeur), Bill Gates s'est placé sous la domination des forces sombres de la planète, devenant leur agent destructeur (un de leurs agents), ce qui aura pour effet de causer sa propre perte, car les forces négatives ont deux visages :
- le visage du SADISME = destruction dirigée vers les autres, vers l'extérieur ;
- le visage du MASOCHISME = destruction dirigée vers soi-même, vers l'intérieur.
Lorsqu'une personne se place sous la domination des forces négatives, elle détruit (sadisme) avant d'être elle-même détruite (masochisme) par ces forces sombres. Bill Gates est aujourd'hui marqué de ce double sceau, son destin est scellé.
C) Le savoir-faire
Cet autre élément doit être pris en compte pour comprendre la chance et la malchance. C'est le savoir-faire, les compétences individuelles.
Prenez une personne qui a de la tchatche, qui est pourvue d'un physique agréable et qui s'y connaît en séduction. Cette personne aura plus de facilité pour se trouver quelqu'un que le type au physique ingrat qui ne sait pas du tout s'y prendre avec les autres. Elle pourra être vue dans le domaine des relations amoureuses ou des aventures comme une personne "chanceuse".
Prenez cette autre personne qui a développé des compétences artistiques. Contrairement à l'artiste moyen ou médiocre qui n'a pas un grand talent, la personne plus douée pourra s'en sortir mieux dans son domaine de compétence. Elle sera alors jugée "chanceuse" dans ce domaine car tout lui viendra plus facilement.
Prenez encore cette personne qui a appris tous les ressorts de la création d'entreprise et de l'investissement, qui s'y connaît donc très bien dans ce domaine et qui s'y meut comme un poisson dans l'eau. Comparez-la à cette autre personne qui, elle, n'y connaît absolument rien mais qui essaye et qui, forcément, commet des erreurs de débutant qui font qu'elle se plante. La première sera vue comme une personne chanceuse tandis que la seconde sera vue comme une personne malchanceuse.
Ceci nous montre l'importance du savoir-faire, des compétences que nous développons. Elles ont aussi leur rôle à jouer dans la qualité de nos vies, de telle sorte qu'une personne capable peut s'en sortir très bien dans la vie, avoir une vie couronnée de succès, donc "chanceuse" au regard de ceux qui, incapables ou moins capables, ne réussissent rien ou si peu de choses que leur vie leur paraît en comparaison très médiocre.
Pour comprendre la réussite d'une personne, dans sa vie en général ou dans un domaine en particulier, il faut toujours tenir compte de cet aspect du problème en se posant la question : "Est-ce que cette personne, dans tel domaine, a développé des compétences qui expliquent en (grande) partie sa réussite ?" Cela évite d'attribuer la réussite de cette personne à une chance hasardeuse, arbitraire.
De même, pour comprendre l'échec d'une personne, dans sa vie en général ou dans un domaine en particulier, il faut toujours tenir compte de cet aspect du problème en se posant la question : "Est-ce que cette personne, dans tel domaine, fait montre d'une relative incompétence ou de lacunes qui expliquent en (grande) partie son échec ?" Cela évite d'attribuer l'échec de cette personne à une malchance hasardeuse, arbitraire.
Dans la mythologie grecque, Ploutos, dieu de la richesse, était connu pour vouloir ne dispenser ses grâces qu'aux gens de vertu, estimant qu'une vie riche devait être la juste récompense des gens de bien. Mais Zeus, le dieu des dieux de l'Olympe, refusa et l'aveugla de manière à ce que Ploutos ne pût plus faire la différence, désormais, entre les gens de vertu et les gens mauvais. Ainsi, n'importe qui peut devenir riche : les gens vertueux comme les gens vicieux ; et n'importe qui peut subir les affres de la pauvreté : les gens vertueux comme les gens vicieux. Ceci, comprenez-le, veut juste dire que l'enrichissement est, considéré de ce point de vue, juste un savoir-faire mis en pratique. N'importe qui - vertueux ou vicieux - peut donc s'enrichir s'il acquiert ce savoir-faire, s'il fait sienne la science de l'enrichissement et la met en pratique. C'est en partant de ce postulat que Robert T. Kiyosaki se lança dans la publication de livres sur l'éducation financière, dont PERE RICH PERE PAUVRE.
V - Les pactes et autres moyens occultes
Dans le domaine de la magie, les pactes sont une réalité. Une personne peut faire un pacte avec une entité positive ("ange") ou négative ("démon") et obtenir par ce biais certains avantages. L'histoire de FAUST, écrite par Johann Wolfgang von Goeth, illustre cette réalité dépeinte également par le roman autobiographique de Franz Bardon, FRABATO LE MAGICIEN.
Sans aller jusqu'au pacte positif ou négatif, la magie rituelle, telle qu'elle est enseignée par exemple dans LA LUMIERE SUR LE ROYAUME d'Alexandre Moryason, permet elle aussi d'obtenir des résultats concrets.
Enfin, les pratiques de visualisation créatrice, d'autosuggestion, etc. dirigées dans ce but, dépeintes par les adeptes du "Secret" (THE SECRET, de Rhonda Byrne), ont permis aussi à de très nombreuses personnes d'accomplir des miracles dans leur vie, expliquant des changements positifs parfois soudains dans leur existence.
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