Le vampirisme moderne et la dégradation des corps
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Les gens s'imaginent sans doute qu'il doit exister un moyen de conserver sa jeunesse éternellement, moyen de survivre au temps qui passe et de ne pas connaître les turpitudes de la vieillesse et les affres de la mort. De tout temps l'idée de la jeunesse éternelle ou de l'immortalité a excité les méninges ou l'imagination des gens. Mais il faut distinguer plusieurs choses :
- il faut distinguer l'immortalité physique (matérielle) de l'immortalité métaphysique (spirituelle) ;
- il faut distinguer une possible jeunesse renouvelée sur le plan physique - autrement dit un regain de vitalité - de la jeunesse éternelle qui est le sort du moi supérieur ou spirituel ;
- il faut aussi distinguer les moyens du transhumanisme matérialiste de ceux de l'occultisme ou de l'alchimie.
I - De l'immortalité physique selon l'occultisme
Sur le plan très naturel, l'immortalité existe déjà tant physiquement que métaphysiquement. L'immortalité physique, nous la voyons sous deux formes :
- dans sa première forme elle concerne l'humanité dans son ensemble et sa capacité à perpétuer l'espèce via la sexualité - l'humanité est de ce point de vue "immortelle" sur le plan physique ;
- dans sa deuxième forme elle concerne l'individu et sa réincarnation - quand nous mourons, nous quittons simplement notre enveloppe charnelle, et quand nous nous réincarnons, nous faisons peau neuve, elle est là notre "immortalité" sur le plan physique, individuellement.
Que demander de plus à Dame Nature ? Elle pourvoit déjà ici à tous nos besoins !
II - De l'immortalité métaphysique selon l'occultisme
L'immortalité métaphysique ou spirituelle réside dans notre moi supérieur ou spirituel, rayon de notre moi divin, l'étincelle de la divinité qu'il y a au fond de chacun d'entre nous - c'est cette étincelle ou "monade" qui a fait dire à la mythologie grecque que Prométhée a fait don à l'humanité du feu des dieux, non pas dans sa totalité, juste une étincelle, faisant de nous des créatures (possiblement) immortelles, capables de nous élever vers le divin et de devenir des dieux parmi les dieux (c'est ce qu'on appelle "l'appothéose").
Chaque être humain peut donc être divisé en deux :
- il y a des choses en lui qui sont de l'ordre du périssable (la personne mortelle - moi inférieur ou ordinaire) ;
- et des choses en lui qui sont de l'ordre de l'éternel (l'individualité éternelle - moi supérieur ou spirituel + moi divin).
La conquête de la vie éternelle, pour qui s'intéresse aux choses de la spiritualité, est donc étroitement liée à la notion de divinité : si vous voulez la vie éternelle, il faut aller vers Dieu. La divinité étant à la fois immanente (en soi) et transcendante (hors de soi).
Ceci est la vraie transcendance, le vrai dépassement de soi, le vrai transhumanisme. Il consiste à nous éloigner, en notre âme et conscience, de ce qui fait de nous des êtres mortels (notre moi inférieur ou ordinaire), et à nous rapprocher de ce qui fait de nous des êtres immortels (notre moi supérieur/spirituel & notre moi divin).
III - Du regain de vitalité par la voie naturelle
Un regain de vitalité peut être obtenu de différentes manières :
- en faisant de l'exercice régulièrement ou en se remettant à en faire régulièrement ;
- en se nourrissant de manière plus saine (manger bio) et équilibrée ;
- en faisant un travail sur soi aussi, sur le plan psychique, psychoaffectif, afin de nourrir l'habitude de la pensée positive, des meilleurs sentiments - on sait en effet combien les pensées et émotions négatives absorbent, dilapident notre vitalité, générant des états de fatigue et des maladies ;
- en pratiquant la méditation et d'autres exercices spirituels qui génèrent un équilibre au sein de notre être intérieur, nous obtenons sur le plan physique un regain de vitalité ;
- et pour ceux qui connaissent mieux la chose du yoga, il existe des exercices respiratoires et autres qui augmentent pareillement la vitalité physique, permettant à l'organisme de "rajeunir", à l'individu de se sentir plus jeune, plus frais, en meilleure santé, ce qui n'est pas une illusion mais bien la réalité.
Il existe pareillement des procédés alchimiques qui permettent de recouvrer une vitalité perdue et de libérer le corps de toutes ses maladies. Mais nous les laisserons de côté car nous ne les connaissons pas (je ne les connais pas et je ne peux donc pas en parler).
IV - Du regain de vitalité par la voie de la magie noire
On devrait plutôt dire ici "magie rouge" ou "magie sanglante".
La magie se présente sous plusieurs formes. Pour aller au plus simple, on peut dire
- qu'il y a d'un côté LA MAGIE BLANCHE
- et qu'il y a de l'autre LA MAGIE NOIRE.
La magie en elle-même est neutre, pouvant aussi bien servir de nobles aspirations que de vils intérêts. À la MAGIE BLANCHE seront liées ces nobles aspirations, et à la MAGIE NOIRE seront rattachés ces vils intérêts. Le "mage blanc" est donc celui qui fait le bien en se servant de la magie ; et le "mage noir" est celui qui fait le mal.
Si nous voulons développer un peu plus les branches de cette "magie noire", nous pouvons le faire en divisant cette "magie" en 3 écoles :
- LA MAGIE NOIRE ou "magie haineuse" ;
- LA MAGIE GRISE ou "magie dépressive" ;
- LA MAGIE ROUGE ou "magie sanglante".
On remarquera sur le plan psychique un phénomène intéressant au sein du monde invisible (l'au-delà) : quand une personne est dotée d'une constitution très lourde, sombre, elle a un "corps astral" aussi noir que la nuit la plus noire. Quand cette personne essaye de dissoudre ce corps, ses éléments les plus grossiers, cette masse sombre, noire, se change en une sorte d'épaisse fumée grise. Et quand la personne accentue la dissolution des éléments les plus grossiers de son corps astral, cette fumée grise se change en un quelque chose qui rappelle énormément la lave rouge. Et quand la dissolution se poursuit, ce rouge ardent se change en lumière blanche. C'est ainsi que d'un corps de ténèbres nous obtenons, par transmutation de ses éléments grossiers en éléments subtils, un corps de lumière - celui des saints.
C'est en partant de ces observations que nous pouvons en arriver à diviser la magie liée aux sphères inférieures du monde astral en trois grands types de magies que sont (de la plus élevée vibratoirement à la plus basse) :
- la MAGIE ROUGE ou "magie sanglante" ;
- la MAGIE GRISE ou "magie dépressive" ;
- la MAGIE NOIRE ou "magie haineuse".
On parle aussi souvent de "magie verte" pour parler de l'usage des plantes en magie (tant pour faire le bien que pour faire le mal), et d'autres types de magie, mais on dépasserait de beaucoup le cadre du sujet que je veux traiter ici. Laissons donc tout ça de côté.
Revenons à notre sujet initial.
Certaines personnes boivent du sang afin de recouvrer un semblant de vitalité. Ces pratiques relèvent de la magie noire ou, si nous voulons être plus précis, de la magie rouge, la magie sanglante. Pourquoi boire du sang ? Parce que le sang est, dans notre corps, le véhicule de la vitalité, selon l'occultisme. Ainsi, en buvant un sang frais, celui de jeunes enfants, la personne (adulte) peut en éprouver un regain de vitalité. Et c'est ce qui fait que, par le passé, des rites démoniaques, sataniques, impliquant le sacrifice humain, dont le sacrifice d'enfants en bonne santé, ont eu lieu, et que durant ces cérémonies le sang versé a été consommé, bu. Ces pratiques n'ont pas totalement disparu, de nos jours encore des satanistes les perpétuent, à n'en pas douter.
Cette pratique, cependant, outre le fait de violer l'intégrité physique d'une personne (la personne sacrifiée), va aussi à l'encontre de ce que Dame Nature prône pour l'humanité. Il n'est pas du tout prévu que les humains se mettent ainsi à boire le sang d'autres êtres humains, les tuant pour se faire. Le sang se renouvelle dans le corps de la personne, et si celle-ci souhaite obtenir un regain de vitalité, nous avons vu plus haut comment elle le pouvait faire en recourant à des moyens naturels, beaucoup plus sains. Sacrifier un enfant et boire son sang relève du crime, aussi bien aux yeux de nos lois terrestres que des lois divines ou universelles, et n'est pas sans conséquence sur la santé de ceux qui se livrent à ces pratiques.
Les conséquences fâcheuses peuvent être de deux sortes :
- Sur le plan PHYSIQUE, le corps de la personne qui s'adonne à ces pratiques peut en subir l'effet destructeur ; après l'ivresse d'un (petit) regain de vitalité, le corps du vampire se détériore petit à petit ou développe des maladies qu'il n'aurait pas développées si la personne ne s'était pas livrée à de telles pratiques ;
- sur le plan METAPHYSIQUE, la souffrance du sacrifié laisse une trace dans la substance psychique du sacrificateur (la personne qui boit le sang) qui a pour effet de le corrompre encore plus en son âme et conscience, c'est une corruption du corps astral (siège des émotions, des sentiments, de l'humeur et du tempérament ou caractère) et du corps mental (siège des pensées, de la mémoire, etc.) qui s'amorce, conduisant l'individu vers le matérialisme spirituel le plus abject (symbolisé par le pentagramme inversé), voire la folie. Le psychisme d'une telle personne corrompue relève davantage de l'animal enragé que de la personne saine d'esprit. Elle s'éloigne du monde spirituel lumineux pour devenir une loque sur le plan astral.
V - La jeunesse éternelle du moi supérieur ou spirituel
Le moi supérieur ou spirituel, dans son corps glorieux qui est blanc et lumineux, a souvent été représenté symboliquement soit sous les traits d'un homme âgé, soit sous les traits d'un jeune enfant, ou les deux en même temps. En voici la raison.
- En tant qu'homme âgé, c'est la pérennité de l'être qu'on affiche. Il a survécu à toutes les morts, flottant au-dessus de toutes les incarnations de l'individu. Il est donc infiniment plus vieux que la nouvelle entité (monsieur X ou madame Y) créée pour l'occasion (nouvelle incarnation). Il évoque aussi "la sagesse des âges", car on se doute qu'une entité qui passe par d'innombrables incarnations doit receler en son sein infiniment plus de sagesse que la personnalité mortelle qui naît au début d'une nouvelle incarnation puis qui meurt au terme de cette incarnation et se dissout ensuite progressivement dans l'au-delà.
- En tant que jeune enfant, il exprime symboliquement l'idée de "l'éternelle jeunesse" qui est un trait de caractère de ce moi supérieur ou spirituel. Puisqu'il ne meurt pas, il est éternellement jeune. Et plus la personne se rapproche, en son âme et conscience, de son moi supérieur ou spirituel, plus elle ressent en elle cette jeunesse éternelle qui est un trait de caractère de ce moi supérieur ou spirituel.
VI - Du transhumanisme matérialiste
Nous avons vu de quelle manière les spiritualistes se savent immortels tant sur le plan physique (perpétuation de l'espèce et réincarnation) que sur le plan métaphysique ou spirituel (immortalité, jeunesse éternelle du moi supérieur ou spirituel). Nous avons vu aussi comment ces mêmes spiritualistes pouvaient, par des moyens très naturels et très sains, recouvrer (partiellement) sur le plan physique une vitalité perdue.
Tournons-nous maintenant vers le transhumanisme matérialiste pour voir toute sa laideur.
Le transhumaniste matérialiste veut conquérir son immortalité uniquement sur le plan physique. Il vit dans un corps de chair et il craint de mourir. Il aimerait que sa vie physique, sans vie dans ce corps de chair, durât une éternité. Il voudrait être continuellement lui-même, en son âme et conscience, et ne jamais passer par une dissolution de son être intérieur, telle dissolution qui s'opère à la mort de la personne, dans l'au-delà, progressivement, et qui voit la personnalité de monsieur X ou de madame Y peu à peu s'effacer. Au terme de ce processus (qui peut durer assez longtemps, cela dépend des gens) appelé "purgatoire" par la religion, il ne reste quasi plus rien de monsieur X ou de madame Y, il ne reste que le moi supérieur ou spirituel. Monsieur X ou madame Y a été totalement effacé. Le moi supérieur ou spirituel n'en a conservé que les meilleurs éléments et le souvenir de cette incarnation, une parmi d'autres.
Les transhumanistes matérialistes aimeraient échapper à cela. Pour ce faire, ils s'imaginent qu'à l'avenir la science physique se sera développée assez pour leur fournir un nouveau corps, de nouveaux organes, ou un moyen de transvaser leur esprit d'un réceptacle (leur corps de chair) à un autre (un autre corps de chair, ou un corps synthétique, ou un appareillage quelconque pouvant faire office de corps).
Laissons ces fous rêver à ce monde impossible. La nature a déjà fixé ses règles et toutes ces personnes finiront par crever comme tout le monde.
Ce qui nous amène à ce fait divers.
Ce milliardaire qui essaye de conserver sa "jeunesse" ou de recouvrer une vitalité perdue en absorbant des médocs et en se livrant à des transfusions sanguines : recevant dans son propre corps le sang de son fils, plus jeune, donc doté en principe d'une plus grande vitalité. Les premiers résultats sont encourageants, il ressent en effet ce regain de vitalité et croit tenir, pour cette raison, entre ses doigts, le secret de l'immortalité... ou en tout cas il s'en approche, il le pense. La science, grâce à lui, est en train de progresser vers ce but ultime : l'immortalité physique, la jeunesse éternelle.
Que se passe-t-il ensuite ?
Il développe une maladie auto-immune incurable !
Ce vampire des temps modernes, apprenti sorcier, ferait bien d'apprendre que l'être humain n'est pas qu'un corps de chair, c'est un tout, et qu'il ne suffit pas de se faire injecter du sang frais dans son propre corps pour que le miracle s'accomplisse. Le sang est certes le véhicule de la vitalité au sein du corps physique, mais il est aussi étroitement lié à la personne psychique. Et son fils a beau être son fils, son rejeton, "la chair de sa chair", il est un individu à part entière, un individu séparé, qui a son propre psychisme, son propre karma (sa propre destinée), sa propre identité à la fois physique et métaphysique. Et le fait de s'approprier ainsi le bien d'autrui pour l'assimiler, le faire sien, revient à accomplir un acte contre-nature que Dame Nature finit toujours par corriger d'une manière ou d'une autre en détruisant tôt ou tard le receveur.
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