Poutine veut interdire le satanisme. Bonne ou mauvaise idée ?



Lorsqu'on voit un titre pareil, celui qui est donné à cet article, juste au-dessus, tout de suite on peut se dire "meurtres, terroriste, sataniste... c'est mal, c'est très mal, donc il est bon, en effet, d'interdire tout ça, Poutine a raison, poutine est un homme bon qui défend ce qui est juste."

Pourtant je suis contre. Pourquoi ?

Le meurtre et le terrorisme, en Russie comme chez nous, est déjà puni par la loi. Si vous assassinez quelqu'un ou que vous commettez un acte terroriste, vous êtes quasiment sûr de finir en prison. Le fait que ce meurtre se déroule dans un cadre "rituel satanique" n'en fait ni une circonstance atténuante ni une circonstance aggravante. Cette loi, celle que Poutine met en place, ne vise donc pas vraiment le meurtre ou le terrorisme, qui sont déjà punis par la loi, mais plutôt le satanisme, qui est une idéologie religieuse, métaphysique. Et cette idéologie n'était jusque-là pas punie par la loi.

Pourquoi est-ce que je suis contre cette loi qui s'en prend maintenant au satanisme ? Est-ce que parce que je soutiens le satanisme ? Non, je ne le soutiens pas, je l'ai dénoncé dans un de mes livres tout en expliquant nombre d'erreurs théologiques concernant Dieu et le Diable, entre autres.

Alors pourquoi est-ce que je m'oppose à l'idée de punir légalement le satanisme, à l'idée de le considérer juridiquement comme un crime ou comme un acte terroriste ? Simplement parce que le combat idéologique doit se mener sur le terrain idéologique et pas dans un tribunal politique ou religieux. Nous avons vu, dans le passé, ce que la criminalisation judiciaire du satanisme ou "luciférisme" pouvait donner : on a torturé et condamné au bûcher d'innombrables individus dont beaucoup étaient de parfaits innocents. Si vous ignorez tout cela, lisez donc le livre de Stanislas de Guaita, LE TEMPLE DE SATAN, qui revient sur ces heures sombres de notre histoire et de l'histoire de l'Eglise.

Que l'Eglise catholique ait été coupable de nombreux crimes perpétrés au nom de Jésus ou de Dieu, ce n'est un secret pour personne. Elle a en cela été plus satanique ou tout autant satanique que les vrais sorciers qu'elle a pu condamner à mort. Car torturer et tuer au nom du Christ, qui était un homme de paix, qui a prôné le pardon, la compassion, le fait de tendre l'autre joue, rejetant l'idée de la vengeance, de prendre les armes pour mener des guerres, l'idée même de jeter la pierre à quelqu'un, est de l'inversion des valeurs morales réellement chrétiennes, c'est du pur anti-christianisme, bel et bien du satanisme. À tel point que le Pape Jean-Paul II, en 2001, on s'en souvient, a demandé pardon pour tous les crimes commis par l'Eglise au cours de ses deux mille ans d'histoire, repentir portant sur les croisades, les conversions forcées, l'Inquisition, etc. 

Sitôt que vous déplacez le débat religieux du terrain idéologique vers le terrain judiciaire, vous ouvrez la porte à des dérives qui peuvent avoir de lourdes conséquences. Car tout et n'importe quoi, aux yeux du premier juge venu, peut être vu comme du satanisme, donc être condamné à des peines plus ou moins lourdes. En effet, qui va décider de ce qui est ou non satanique ? Poutine ? ses juges ? ses instructeurs religieux préférés ?

Prenez les Témoins de Jéhovah. Quelques discussions avec eux vous feront apprécier ce qu'ils estiment être "satanique" ou "diabolique" : tout ce qui n'est pas, dans le domaine de la foi, de l'ordre de leur religion (de leur petite secte - je n'utilise pas ici le mot "secte" dans son acception négative mais positive, première, qui désigne une branche d'une religion ou une religion nouvelle) est à leurs yeux inspiré par le Diable, par Satan, par le démon ou des démons. Donnez tout pouvoir à ces Témoins de Jéhovah et, sous peu, vous verrez les astrologues, les voyants, les spirites et quantité d'autres personnes sévèrement condamnées par leurs tribunaux, car, selon eux, l'astrologie, la voyance et le spiritisme sont aussi des oeuvres de Diantre !

Poutine en est-il rendu à ces extrémités déjà ? Voyons voir... Le journal le Monde nous rapporte que "la séance a débuté par la projection d'une vidéo mettant en garde contre les accessoires dits "diaboliques" : pendentifs en forme de pentagramme, masques et costumes "démoniaques", épingles à cheveux en forme de "cornes du diable"." On assiste donc déjà bel et bien à une dérive et à un choix déjà plus que douteux des symboles qui relèveraient du satanisme. Prenez le pentagramme.
En occultisme ce pentagramme, à l'endroit, symbolise l'homme parfait, vertueux, l'esprit (Akâsha) qui a dominé en lui sa nature inférieure (les 4 Eléments : Feu, Eau, Air, Terre). Ce n'est donc pas un symbole satanique mais très positif. Le pentagramme négatif, satanique, est le même pentagramme mais inversé, qui symbolise le contraire, la domination de la nature inférieure (le moi animal) :
D'aucuns lieront ce pentagramme inversé au portrait du fameux démon cornu, Baphomet :
Et le plus souvent au fameux dessin de Baphomet réalisé par l'occultiste/kabbaliste français Eliphas Levi :
Problème : Eliphas Levi lui-même ne fait pas de ce Baphomet un démon, mais une représentation symbolique de la dualité ou ambivalence de l'univers qui est une loi divine ou universelle : le bien et le mal, le haut et le bas, la lumière et l'obscurité, la justice et l'injustice, la richesse et la pauvreté, la santé et la maladie, le proche et le lointain, l'homme et la femme, l'électricité et le magnétisme, l'attraction et la répulsion, l'intérieur et l'extérieur, la droite et la gauche, le chaud et le froid, la jeunesse et la vieillesse, le passé et le futur, la vie et la mort, la conscience et l'inconscience, Lucifer (celui qui apporte la lumière) et Lucifuge (celui qui chasse la lumière), etc. Nous voyons que même là, accuser de satanisme serait maladroit, même si beaucoup de satanistes, dans leur ignorance, leur bêtise ou leur inversion des valeurs morales, religieuses, spirituelles, font de Baphomet une de leurs idoles et un synonyme de Satan.

On accuse ainsi, autre exemple, Eliphas Levi (1810-1875), toujours lui, d'avoir été l'un des promoteurs de la transexualité, du phénomène transgenre, par le truchement de ce même dessin de Baphomet qui représente, vous le voyez, un personnage ayant, semble-t-il, des attributs masculins et féminins (hermaphrodite), rappelant la figure du Diable dans le Tarot de Marseille (15ème arcane majeur) :


Est-ce la vérité ? Eliphas Levi faisait-il la promotion d'une telle dérive sexuelle ? Le mieux est encore de voir ce qu'il en disait lui-même :
Pour reprendre les termes de l'occultiste français, il considèrerait aujourd'hui les transsexuels comme des "androgynes stériles & monstrueux".

Le problème il est là, dans le fait que vous ne pouvez pas juger ce que vous ne connaissez pas. Et en matière d'idéologie ou de représentations cognitives, on ne combat pas des idées qu'on réprouve en condamnant au bûcher, à de la torture ou, soyons plus gentils, à de la prison ou à des amendes, on combat des idées qu'on réprouve en présentant des idées qu'on estime meilleures. Encore faut-il en être capable. Vous savez ce qu'on dit : ce sont ceux qui sont incapables de dialoguer, de s'exprimer avec des mots, d'exprimer via le langage leurs idées, qui utilisent la menace et la violence pour se faire entendre, ce qui est non pas une preuve d'intelligence chez eux mais plutôt de stupidité.

Les bouddhistes ont une pratique qui relève chez eux de la tradition en matière d'enseignement, d'instruction des jeunes moines, elle consiste à pousser les disciples aux débats d'idées : un moine en interroge un autre et essaye de pousser sa réflexion dans ses derniers retranchements pour voir s'il a bien compris tel ou tel  concept. Car vous pouvez avoir l'impression de maîtriser un sujet, alors que quelques questions bien choisies finissent rapidement par vous laisser sans voix : vous ne savez plus, vous doutez de ce que vous devez répondre. Cet exercice ne vise pas à briller en société, mais à confronter le jeune disciple à ses lacunes. S'il parvient à en venir à bout, il saura aussi en venir à bout dans sa solitude, durant ses périodes de retranchement, quand il aura besoin de retourner en lui-même pour penser tel ou tel problème et le solutionner.

C'est cela qui doit être fait quand vous vous opposez aux idées des autres, non pas les battre ou les menacer, les condamner au bûcher, mais opposer vos idées aux leurs et argumenter. Si vous êtes incapable d'argumenter, c'est peut-être que vos idées sont faibles, incapables de charmer qui que ce soit, elles n'ont pas la force de convaincre. Le problème vient de vous. Si tant de gens se tournent aujourd'hui vers le satanisme, c'est qu'il y a une raison. Et on ne peut pas toujours accuser le Diable d'être derrière de tels penchants. On ne peut pas non plus croire que toutes les personnes qui s'orientent vers le satanisme le font parce qu'elles sont d'un naturel mauvais, si négatif. Souvent, c'est la société elle-même qui encourage ces dérapages, ces débordements.

Quand, dans sa folie monstrueuse, l'Eglise entendait tout régenter dans la vie des gens, jusqu'aux plus petits détails de leur sexualité : ceci oui, cela non ; cette pensée oui, celle-là non ; cette caresse oui, telle autre non, etc., il en a résulté quoi ? un élan vers la débauche sexuelle, la luxure, chez tous les esprits libres qui ne supportaient pas cette pression abominable. Nombre d'entre eux ont préféré se livrer à des orgies en petites communautés de satanistes plutôt que de se soumettre au dictat de cette Eglise épouvantable dont les soutanes étaient de toute évidence beaucoup plus inspirées par le mauvais Diable que par le bon Dieu ! C'est d'ailleurs ce qu'enseigne la psychanalyse : être capable de se contrôler est une bonne chose, mais trop de restrictions peuvent aboutir à des névroses, des psychoses, et des débordements de toutes sortes. Plus l'Eglise a fait la chasse à la luxure, au stupre, plus elle a créé des frustrations sexuelles et fait exploser la sexualité déviante. Après tous ces siècles de privation, on voit aujourd'hui ce qu'il en est avec la généralisation ou banalisation du porno, des soirées chemsex, etc. Le karma, toujours le karma, qui s'exprime et qui peut prendre son temps pour rendre les coups, comme ici : quelques siècles. Demandez aux gens s'ils veulent retourner à ces temps anciens où, pour une pipe ou une sodomie, ou pour avoir trompé son conjoint ou sa conjointe, on pouvait conduire quelqu'un au bûcher. La majorité vous répondra non, sans façon !

Jésus-Christ était sans doute un être lumineux, un porteur de lumière, un "lucifer" au sens le plus noble du terme. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'Eglise romaine, dans son impérieux besoin d'effacer des terres conquises toute trace des anciens rites païens, s'est mise à fêter la naissance du Christ après le solstice d'hiver qui était dans la Rome antique consacré à Lucifer, c'est-à-dire au retour des beaux jours qui allaient poindre :
  • le solstice d'hiver (autour du 21 décembre) représente le moment de l'année où les jours sont les plus courts et les nuits les plus longues ;
  • dès l'entour du 25 décembre, les jours se remettent à croître et les nuits à se réduire.
L'Eglise a d'abord affirmé que Lucifer (le porteur de lumière - désignant ici le Soleil, symbole de la divinité) et Jésus-Christ ne faisaient qu'un, Jésus ayant lui-même affirmé qu'il était la lumière de ce monde. On a dit que "Lucifer" n'était pas un nom propre mais un nom commun, désignant une fonction, et que le vrai nom de ce Lucifer était Jésus, fils unique de Dieu, divinité solaire descendue dans la chair ; puis, une fois les gens habitués à cela, habitués à célébrer la naissance de Jésus-Christ, la même Eglise a chassé Lucifer de sa demeure en révisant son discours : Lucifer n'était plus Jésus, c'était certes un ange qui devait apporter la lumière, mais cet ange perdit ses ailes en osant défier Dieu, cherchant à se faire aussi Dieu que Dieu, voire même plus Dieu que Dieu ; de là on prétendit que Lucifer était un ange déchu, un ange aux ailes brisées, un diable (un être qui trompe, qui égare), Satan lui-même.

Ce fait d'arme indigne n'est pas le seul de l'Eglise. Hier, les chrétiens célébraient la chandeleur en mangeant des crêpes. Comme nous l'apprend le site crepesenfete.com, "le mot chandeleur vient de l'expression latine "festa caldelarum", comprenez "la fête des chandelles". C'est une fête païenne qui célébrait le retour de la lumière : les jours qui rallongent et la reprise du travail de la terre. Dans les croyances populaires, la rondeur des crêpes représentait le soleil." Ce n'est donc qu'ensuite, par l'intervention de l'Eglise romaine, que cette fête païenne a été transformée en une fête chrétienne, "grand remplacement" diraient certains : "La chandeleur célèbre une fête religieuse chrétienne. À cette époque, de grandes processions étaient organisées, à la lumière de chandelles. Les croyants devaient être capables de rapporter chez eux leur cierge allumé. Si la mèche s'éteignait, ils risquaient de s'attirer le mauvais oeil." Europe 1 nous rappelle aussi que "d'origine païenne, c'est au Ve siècle que cette fête est associée aux "chandelles" par le pape Gélase 1er" [...] cette fête célèbre l'allongement de la durée du jour, le "retour à la lumière"". Aujourd'hui, nous dit Wikipedia, "la chandeleur est une fête religieuse chrétienne correspondant à la présentation de Jésus au Temple et à sa reconnaissance par Syméon comme "Lumière qui se révèle aux nations". C'est l'une des douze grandes fêtes lithurgiques célébrées par l'Eglise orthodoxe." 

Maintenant réfléchissons un instant. Aucune de ces deux fêtes n'est mauvaise,
  • ni la version première, originelle, romaine, qui encensait Lucifer, le porteur de lumière ;
  • ni la version seconde, empruntée, arrangée à sa sauce, la version chrétienne, qui encense Jésus-Christ, autoproclamé "lumière de ce monde".
Les deux fêtes sont tout aussi positives l'une que l'autre et pourraient, en réalité, être célébrées en même temps, par les mêmes personnes, sans souffrir de la moindre vraie contradiction. Mais si, au temps de l'Inquisition, quelqu'un avait osé célébrer publiquement la venue de Lucifer, la lumière du monde, en lieu et place de Jésus-Christ, cette personne aurait prestement été accusée de satanisme et brûlée vive après de longues et terribles tortures.

Voyez-vous donc le problème que pose la chasse aux sorcières que cherche, dirait-on, à initier Poutine ? Dès que vous rendez illégale une idéologie qui ne vous convient pas, au lieu de la combattre sur le terrain des discussions théologiques, le terrain des idées, par le discours analytique et philosophique, vous ouvrez la porte à toutes les dérives. Vous vous engagez sur un chemin qui, à terme, vous poussera à considérer toutes les autres formes de religion que la vôtre, celle que vous approuvez, comme une hérésie, un crime devant être puni. C'est ce que l'Eglise a fait et, je le répète, au nom de sa lutte contre le satanisme, elle s'est elle-même rendue coupable de plus grands crimes encore, d'un satanisme théorique et pratique évident, d'une inversion des valeurs chrétiennes (celles de Jésus-Christ) manifeste.

Le problème des curés aujourd'hui n'est pas qu'ils sont aussi violents qu'à l'époque. Ils ne le sont pas, de toute évidence. Du moins la très grande majorité. Et cela est dû très probablement au fait que le pouvoir tout-puissant de l'Eglise a été retiré à cette dernière, parce qu'elle en a fait un très mauvais usage. Si l'Eglise avait fait un bon usage de son pouvoir, éclairant la route de ses ouailles, conduisant la société vers davantage de justice plutôt que vers la folie qu'on sait, elle aurait pu garder sa pleine puissance. Mais en se faisant elle-même un terrible agent du Malin qu'elle prétendait combattre, elle a inscrit de sa propre main, dans le marbre de sa destinée, la chute qui serait plus tard la sienne. L'Eglise - pour reprendre une expression populaire - s'est tiré une balle dans le pied. Comme nous le dit le livre de Stanislas de Guaita déjà mentionné, le pouvoir politique et religieux de l'époque, complice, a assassiné les Templiers pour des raisons très douteuses, drame qui a conduit à l'enfantement de la franc-maçonnerie, celle qui allait se répandre par la suite (ainsi que quantité d'autres fraternités occultes - comme un pied de nez fait par Dieu à cette Eglise qui avait tant juré en son nom). Quiconque connaît la loi de rétribution appelée "karma" ("on récolte ce qu'on sème" dit le christianisme) sait que pareil crime ne pouvait pas rester impuni, et la vengeance a muri dans l'ombre, durant des siècles, pour finalement éclater au grand jour avec la Révolution française qui a abattu à la fois le pouvoir politique (la monarchie) et le pouvoir religieux (l'Eglise romaine) en place, tel pouvoir politique et religieux qui avait assassiné les Templiers des siècles plus tôt. Un juste retour de bâton, pourrait-on dire.

Est-ce que par là je dis aujourd'hui que la République que nous connaissons est meilleure que la monarchie d'hier ? Non, absolument pas. Je pense que tant la monarchie que la République peuvent être une bonne chose comme une mauvaise chose, tout dépend des gens qui tirent les ficelles, tout dépend de leur orientation éthique, morale, et de leur degré de sagesse. Le problème que nous voyons aujourd'hui est un problème de taille ; la République, qu'on peut dire d'obédience judéo-maçonnique, a elle aussi, à son tour, sombré dans les affres du satanisme. Tous les francs-maçons ne sont peut-être pas corrompus, pervertis, mais cette perversion ou corruption frappe de plein fouet la maçonnerie, c'est un fait, et le pouvoir, entre les mains d'une telle institution dirigeante corrompue, viciée, perverse, ne peut que nous conduire à des horreurs.

On voit donc que le pouvoir a été retiré à l'Eglise et que par ce biais l'Eglise s'est beaucoup assagie. Elle n'a en réalité jamais été aussi proche du christianisme de Jésus que de nos jours, sur le plan éthique, moral, via ses messages de paix, d'amour, de compassion. De ce point de vue-là on peut dire que la "grande prostituée" est revenue dans le droit chemin, en grande partie. Est-ce à dire que ses tendances mauvaises sont effacées, inexistantes aujourd'hui ? Non, car les hommes sont faibles et chacun de nous a des défauts qui peuvent être attisés dès qu'un pouvoir plus grand est mis entre nos mains. Ce pouvoir, la judéo-maçonnerie l'a acquis, l'a nourri, et on voit aujourd'hui où le Diable est allé : il a quitté l'Eglise pour inspirer ces cercles judéo-maçonniques qui entendent gouverner le monde, constituer un gouvernement mondial. En soit, cela pourrait être salué comme une avancée morale, humaine, si cela se faisait de la meilleure manière qui soit, avec sagesse, raison, comme le suggérait Alice Ann Bailey dans ses livres, notamment EXTERIORISATION DE LA HIERARCHIE. Mais comme elle le soupçonnait, parallèlement à ce mouvement positif, un autre mouvement, ténébreux quant à lui, allait pareillement chercher à conquérir le pouvoir et à fonder un tel gouvernement mondial - celui-ci serait inévitablement empreint de totalitarisme, de satanisme. Et c'est ce que nous voyons aujourd'hui. Le Diable a en effet déserté les églises et le Coeur des soutanes (la majorité du moins) pour frayer avec ces cercles judéo-maçonniques (un certain nombre) qui lui ont vendu leur âme.

Il apparaît donc qu'il est profondément inutile, contre-productif, d'accuser ou bien l'Eglise ou bien les fraternités occultes, ou bien la monarchie, ou bien la République, etc. d'être un mal, il est vain de chercher à lutter contre ces systèmes. Car tous ces systèmes ont démontré, en leurs temps, qu'ils pouvaient être de bons systèmes mais aussi de mauvais systèmes. Ce qu'il faut combattre, c'est l'idéologie, ce sont les idées. Car ce sont elles qui rendent les systèmes vertueux ou vicieux. Les mains obéissent à la pensée. Ce n'est pas en enchaînant les mains ou en les coupant que vous viendrez à bout du mal, mais en l'éradiquant de la pensée, ce qui ne peut se faire que sur le terrain idéologique, par des gens intelligents, sages, capables de bien exprimer leurs idées, qui les exprimeront au mieux, démontant l'argumentation vile de ceux qui doivent être ramenés dans le droit chemin.



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