Des corps physique, astral et mental



On peut avoir du mal à différencier ces trois corps :
  • le corps mental ;
  • le corps astral ;
  • le corps physique.
Où commencent-ils ? où finissent-ils ? Je veux dire par là : comment les circonscrire en soi, au-dedans de soi-même, sur le plan de la perception ?

Pour le corps physique, c'est facile. C'est le corps que nous voyons quand nous nous regardons dans un miroir ou quand nous nous regardons directement, c'est le corps que les gens voient avec leurs yeux de chair. Et à ce corps sont liés les sens qui vous permettent d'appréhender les choses du plan physique : la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher. La perception du corps physique ne pose aucun problème pour nous car nous le percevons du matin au soir. Il n'y a qu'en nous endormant que cette perception s'émousse et que, en sombrant dans l'inconscience, nous perdons le sens de ce corps physique, si l'on peut dire.

La réelle difficulté ne se pose en réalité que pour les corps astral et mental.

Nous appelons le corps astral ainsi, mais nous pouvons l'appeler aussi "corps émotionnel ou affectif", car il est le siège de nos émotions, de nos sentiments, de nos humeurs et de notre tempérament ou caractère. Ceci en dit déjà long sur lui. Dès lors qu'une émotion point le bout de son nez en nous, nous savons que cela se passe au sein du corps astral. Dès que nous sommes habités par des sentiments, quels qu'ils soient, c'est encore du corps astral dont il s'agit. Dès que nous sommes de bonne ou de mauvaise humeur, dès que nous manifestons ce phénomène qu'est l'humeur du jour ou du moment, nous avons encore affaire au corps astral. Enfin, dès que nous nous manifestons non pas par une paisible neutralité ou égalité d'âme mais par des traits de caractère particuliers, modelant à nos propres yeux ou aux yeux des autres ce que nous appelons notre "tempérament", nous avons affaire encore au corps astral. On comprendra ainsi pourquoi le corps astral est nommé de la sorte, "corps astral", car si l'on tient compte de ce que nous dit l'astrologie, à savoir que les astres modèlent les différents traits de notre personnalité, ces derniers ne sont rien de moins ou de plus que ce tempérament ou caractère. Les astres se manifestent ici - au sein du corps astral - plus qu'ailleurs. Le corps astral est, en nous, le creuset de ces influences astrales. En observant le corps astral et considérant les courants de force ou d'énergie qui se déversent en lui, qui l'habitent, qui l'animent, nous pouvons presque dire qu'il est une réplique en miniature des forces ou énergies cosmiques qui balayent le monde, et en particulier telles forces ou énergies qui sont en relation avec les planètes de notre système solaire et avec les constellations de notre zodiaque (les fameux 12 signes du zodiaque).

Le mental, lui, quand on l'observe indépendamment de tout ce qui grouille en nous sur le plan astral, apparaît comme un observateur silencieux, baignant dans la lumière (une lumière blanche), dans la paix du cœur et de l'esprit. Il est la conscience pure qui, dans son état premier, ne s'attache à rien et ne s'identifie à rien et ne peut donc pas être circonscrit, il est ainsi une sorte d'abstraction qui ne peut pas être délimitée par les contours de notre corps physique. Il ne se trouve donc pas dans notre tête, même si nous reconnaissons que, sur le plan physique, il a son siège dans notre crâne. Notre cerveau est un peu, pour lui, la place du conducteur d'une automobile.

D'aucuns demanderont : "Mais alors, quand nous pensons, ne s'agit-il pas du mental qui pense ? N'avons-nous pas dans la pensée un élément propre au corps mental ?"

La réponse est "oui et non". Le corps mental, dans son état premier, je l'ai dit, est une pure abstraction qui ne peut en aucune façon être délimitée par les contours de notre corps. Nous ne pouvons pas dire "il commence ici et il finit là". Il n'est pas concerné par l'espace, du moins objectivement. Il n'est concerné par l'espace, si l'on peut dire, que subjectivement. Lorsque nous le considérons, nous savons qu'il est là. C'est juste cela qui nous fait dire qu'il est concerné par l'espace subjectivement. Lui-même sait qu'il est là (là où il est) et pas ailleurs ; mais lui-même ne pourrait dire que son être commence ici et pas ailleurs, ou qu'il peut être circonscrit comme on tracerait les contours de notre corps, sur le sol, en étant allongé. On ne peut pas faire cela avec le corps mental. On ne peut pas faire cela non plus avec le corps astral, mais ce corps astral, lui, on l'a vu, est assez facilement reconnaissable par tout ce qui s'agite en nous en terme d'émotions, de sentiments, d'humeurs et de tempérament ou caractère. Le corps mental, lui, est neutre. Du moins quand on le considère dans son état premier qui relève donc de l'abstraction, de la conscience pure qui ne s'attache à rien, qui ne s'identifie à rien et qu'on ne peut donc pas circonscrire.

Le mental perd cet état premier quand il s'attache aux choses, quand il s'identifie à ces choses-là. Il s'identifie par exemple à ses émotions, il les lie à sa personne, il pense "je suis cela" ou "c'est moi qui éprouve cela". Et c'est ainsi que naît ce moi qui pense "j'ai tel ou tel caractère". Ce moi est traversé par une multitude d'émotions, de sentiments, et mène une vie matérielle, de par son corps physique. Ce moi n'existerait pas sans le mental. C'est le mental qui crée le "moi", qui donne naissance au "moi", qui est le "moi" lorsqu'il s'attache à des choses, lorsqu'il s'identifie à ces choses-là, en l'occurrence aux choses du corps astral et du corps physique, à la vie du corps astral et à la vie du corps physique.

Le mental a donc un aspect double :
  • supérieur (abstrait - détaché de tout, neutre) - en cela il est un "moi supérieur ou spirituel (au sens le plus noble du terme)" ;
  • inférieur (concret - s'attachant à tout, s'identifiant à tout cela) - en cela il est un "moi inférieur ou ordinaire".
En tant que moi inférieur ou ordinaire, il pense, en effet. Il est aussi doté d'une mémoire, il a des souvenirs, etc. Lorsqu'une personne pense froidement à quelque chose, sans aucune implication émotionnelle, affective, c'est ce corps mental qui s'exprime, mais nous avons affaire à la partie "moi inférieur" ou "mental inférieur". Pour que le mental supérieur s'impose, il faut que cette pensée cesse, que le vide s'instale, paix du cœur et de l'esprit, parfaite égalité d'âme incapable de s'émouvoir en bien (au contact des bonnes choses) ou en mal (au contact des mauvaises choses). C'est alors un état neutre qui s'impose à nous, un état de non jugement, de non discrimination, qui est en vérité un état fort agréable.

Vous remarquerez qu'à chaque fois que vous pensez, même lorsque vous essayez de ne pas lier vos pensées à des émotions ou des sentiments, même lorsque vous essayez de penser "froidement", ces pensées sont toujours plus ou moins liées à vos souvenirs, vos connaissances, vos préjugés, votre manière habituelle de penser. Vous ne vous en détachez pas vraiment, vous ne vous détachez pas vraiment ici de votre nature inférieure ou ordinaire, ou alors juste un peu, juste assez pour avoir l'impression de penser froidement. Ce qui veut dire que cette faculté de penser est elle aussi, d'une manière subtile, intimement liée à votre nature astrale.

Ainsi, si vous voulez savoir où commence votre nature astrale et où elle finit, si vous voulez la circonscrire au-dedans de vous-même, il vous suffit de considérer tout ce qui s'agite en vous sur le plan émotionnel et des pensées au quotidien. Tout cela relève du corps astral, de votre nature astrale, qui est balayée par les forces ou énergies du cosmos qui se déversent en vous, faisant de vous la personne que vous êtes, avec tel tempérament ou caractère, telle manière de penser, etc.

Et si vous voulez appréhender votre corps mental, considérez juste cette conscience neutre, cet observateur silencieux qui ne commente rien, qui regarde sans juger, qui ne s'attache à rien et qui ne s'identifie à rien. Lorsque vous aurez capté cela, vous saurez faire la différence entre votre nature astrale agitée et votre nature mentale paisible. À chaque fois que vous vous sentirez intérieurement porté à faire ci et ça, vous saurez qu'il s'agit là d'une poussée astrale ; à chaque fois que vous sentirez que ça cogite en vous, dans votre tête, vous saurez que là encore le corps astral est impliqué, c'est votre mental ici qui s'attache à sa nature inférieure, astrale et physique, et qui s'identifie à elle, le poussant à avoir toutes ces pensées diverses et variées, si "inspirées" soient-elles (pour celles qui sont positives ou qui ont l'air de relever de l'inspiration, de l'imagination ou de l'intuition). Mais sitôt que vous ferez place au silence en vous, que vous vous détacherez, en conscience, de votre corps physique et de l'agitation de votre nature émotionnelle/affective, et que vous ferez le vide dans votre tête, arrêtant de penser à tout et à n'importe quoi, arrêtant de porter des jugements positifs ou négatifs sur tout ce qui traverse le champ de vos perceptions, vous serez en présence de cette conscience pure et silencieuse, de ce veilleur qui ne dit mot, de ce mental supérieur, de ce moi supérieur ou spirituel qui baigne dans sa lumière blanche.

Lorsque vous pénètrerez dans une pièce est sentirez les "bonnes ou les mauvaises vibrations" de cette pièce, vous saurez que ceci relève du plan astral. Lorsqu'en présence d'une personne vous sentirez qu'elle est plutôt comme ci ou comme ça, là encore vous saurez que ce que vous percevez est de l'ordre du monde astral.

Ici s'achève ma petite explication. Telle était ma pensée matinale du jour.

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